édito

APRÈS LE DÉCONFINEMENT, LE PLUS DUR RESTE À FAIRE !

Tout d’abord, nos équipes et moi-même tenons à vous remercier pour les précieuses informations que vous nous avez communiquées tout au long de cette période de confinement au cours de laquelle nous avons tenu à maintenir nos services juridiques à disposition pour vous apporter les informations et le soutien nécessaires.

Grâce à vos témoignages recueillis en direct, via notre page Facebook (https://www.facebook.com/SDITPEPME/) ou encore via nos enquêtes, nous sommes parvenus à influencer notablement nos interlocuteurs au ministère de l’économie, tant en ce qui concerne les modalités d’accès au fonds de solidarité qu’à celles du PGE (Prêt Garanti par l’État). Nous restons toutefois bien conscients, sur ce dernier point, que certains obstacles bancaires restent encore à lever ou plutôt à contourner.

Mais ceci, c’est le passé.

Le plus dur reste sans doute à venir au constat que nos entreprises sont désormais placées à court et moyen terme devant un mur de dettes.

Emprunter et reporter des charges représentent certes des mesures positives à court terme, des mesures d’urgence… mais il faudra bien payer un jour !

Seule une activité forte, le retour de notre clientèle, seront à même, probablement difficilement, de faire face à ces échéances. Or, à ce stade, force est de constater que le déconfinement et les mesures sanitaires drastiques qui l’accompagnent encore, freinent notablement la reprise de la consommation. Selon toute vraisemblance et sous réserve d’un environnement épidémiologique favorable, il ne faut pas s’attendre à un retour à la normale avant septembre au mieux.

Après avoir été confinées, nos entreprises doivent désormais être accompagnées dans une reprise qui s’annonce lente et progressive. Il nous est notamment impossible de nous satisfaire des affirmations de Bruno Le Maire qui annonce déjà une vague de faillites et de licenciements, « notamment parmi les TPE ». Ce discours est particulièrement inaudible venant de celui qui dispose des moyens d’éviter, ou à tout le moins, d’endiguer cette vague.

Certes, il est possible d’entendre que les finances de l’État ne sont pas extensibles à l’infini, encore qu’il s’agisse d’une contradiction avec le « Quoi qu’il en coûte » du Président de la République. Même sur ce point, le poids des aides aux entreprises ayant un impact sur le budget de l’État ne résiste pas à l’analyse. A ce stade, sur les 450 milliards d’euros de « soutien à l’économise » répétés à l’envie par les membres du gouvernement dans les médias, il convient de retrancher les fonds dédiés au PGE (il s’agit d’un prêt à rembourser), ceux à destination des grandes entreprises (Air France, Renault,…) et enfin ceux relatifs au report des charges sociales et fiscales (qu’il faudra là aussi rembourser). En résumé, la charge réelle de l’État, celle qui constitue effectivement une dépense non recouvrable, se résume à 24 milliards au titre du chômage partiel pour les salariés et à… 7 milliards du fonds de solidarité pour les TPE.

Le compte n’y est très clairement pas encore pour 2,1 millions de commerçants, artisans, professionnels libéraux et dirigeants de TPE représentant 98% des entreprises en nombre et leurs 6 millions de salariés et non salariés.

Puisque nous parlons chiffres et déficits, l’annulation des charges SSI (ex-RSI) des travailleurs non salariés de mars à mai 2020 ne coûterait que 1,6 milliard d’euros. Pour le SDI, il s’agit d’un investissement sur l’avenir susceptible de donner du souffle à 400.000 TPE.

Si le gouvernement veut réellement endiguer la vague de licenciements annoncée, nous devons lui faire comprendre que l’emploi ne peut exister sans les entreprises, et notamment les TPE !

Notre mobilisation est totale sur ces sujets, sans attendre un hypothétique plan de relance à l’automne, beaucoup trop tardif pour nos entreprises ! Nous devons tous agir dès maintenant pour garantir notre survie !

Marc Sanchez
Secrétaire Général

focus

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