édito

Mouvements sociaux, grèves, et maintenant… la panique virale !

Marc Sanchez

Les artisans, commerçants, professionnels indépendants et dirigeants de TPE essuient orages sur orages depuis décembre 2018. Aux gilets jaunes ont succédé les grèves, auxquelles succède désormais le coronavirus.

Que l’on estime légitimes ou non les mouvements sociaux, force est de constater qu’ils ont eu un impact tout aussi direct que fortement négatif sur nos activités pour une grande majorité d’entre nous. Selon la dernière enquête du SDI (cf les résultats de notre enquête dans la présente Newsletter) ce sont 71% des personnes interrogées qui affirment que la dégradation constatée de leur trésorerie en 2019 est liée aux perturbations engendrées par les mouvements sociaux.

Dans ce contexte, le climat anxiogène lié au coronavirus ne fait que repousser encore un peu plus notre capacité à rebondir en ce début d’année 2020. De fait, après un dernier trimestre 2019 en croissance négative, Bercy a déjà annoncé que le premier trimestre 2020 s’annonçait mal. Et encore, ces chiffres ne reflètent-ils qu’une activité économique globale, intégrant les groupes internationaux. Si l’on se penche plus particulièrement sur les TPE, la moitié des professionnels interrogés dans le cadre de notre enquête craignent pour la survie de leur activité à échéance de 6 mois.

Quelle réponse les banques apportent-elles ? Aucune, sauf pour les entreprises en bonne santé et qui n’ont donc pas besoin d’elles.

Quelle réponse le gouvernement apporte-t-il ? Aucune sinon, pour la troisième fois en 15 mois, des étalements de charges sociales et fiscales sur demande expresse du contribuable et après étude personnalisée de la part des services concernés.

Le SDI considère ce dispositif éternellement renouvelé comme parfaitement inadapté aux situations exceptionnelles vécues par des dizaines de milliers de TPE fragilisées par de longs mois de conflits sociaux et pour lesquelles le coronavirus pourrait constituer le coup de grâce.

Nos propositions à cet égard sont fortes et claires :

  • En premier lieu, pour répondre aux situations les plus urgentes, un plan Marshall représenté par un fonds d’urgence pour les artisans, commerçants, professionnels indépendants et dirigeants de TPE
  • En second lieu, une réforme structurelle des conditions de financement des crédits court terme des TPE, tant du point de vue de la régulation de certaines pratiques bancaires abusives que du développement de solutions directement accessibles via BPIFrance

Au-delà de ses actions au niveau national, le SDI agit aussi au niveau local pour la défense des artisans, commerçants, professionnels libéraux et dirigeants de TPE. Vous pouvez ainsi prendre connaissance dans la présente Newsletter à la rubrique « Dans les médias » des engagements pris par les candidats qui se sont estimés concernés par le développement du commerce de proximité dans les villes de Paris et Lyon, et prochainement Nice.

Marc Sanchez
Secrétaire Général

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