édito

Face à l’aveuglement de l’exécutif, le SDI décide d’interpeller directement les parlementaires !

Organisations patronales dites représentatives et gouvernement le répètent à l’envi : « Finalement, sur un plan économique, tout va pour le mieux ! ». Les capacités de production sont utilisées à 95%, la consommation reste vigoureuse, les redressements et liquidations judiciaires n’ont jamais été aussi faibles, l’argent du PGE (Prêt Garanti par l’État) coule à flot et les aides du fonds de solidarité sont correctement calibrées.

Quant au Plan de relance, lui aussi encensé par les organisations patronales dites représentatives, il a fait l’objet d’une communication parfaitement rôdée sous l’égide du ministre des TPE-PME. Ce dernier affirme notamment que 40 Mds€ du Plan reviendront directement ou indirectement aux TPE-PME, ce que le SDI a immédiatement dénoncé comme grossièrement inexact après analyse des dispositifs dont aucun ne concerne les TPE.

La réalité est le grain de sable qui vient gripper cette communication bien huilée dont le seul objectif est d’insuffler une dose de confiance en l’avenir, une visibilité dont nous avons de fait cruellement besoin.

Le SDI est la première organisation patronale à estimer que la confiance est l’élément clé de la reprise. La confiance des entreprises pour investir et celle des citoyens pour consommer. Pour autant je refuse, au prétexte de donner des perspectives, de renier la réalité liée aux constats de terrain de nos adhérents. C’est pourquoi, depuis le mois de juillet, le SDI est la seule organisation patronale à affirmer, objectivement mais à contre-courant des discours ambiants que, non, tout ne va pas bien. Nos constats sont bien évidemment amplifiés par la reprise de la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement total ou partiel de certaines activités, voire peut-être bientôt de certaines zones géographiques.

Face à nos alertes, les annonces de soutien de la part du gouvernement sont très en deçà des besoins et surtout, particulièrement brouillonnes. De ciblages en segmentations par filières, par métiers puis par codes APE, les pouvoirs publics manquent de vision d’ensemble. Le ministre de l’économie Bruno Le Maire l’a lui-même annoncé : après renforcement, le fonds de solidarité concernera potentiellement 225.000 entreprises sur 3 millions de TPE et professionnels indépendants ! Je souligne particulièrement le terme « potentiellement » puisque, sous réserve de figurer sur la liste des secteurs soutenus, il faudra encore justifier d’une baisse de chiffre d’affaires de 70% pour accéder aux aides renforcées ! 70% : ces aides ont-elles pour objet de nous soutenir ou bien de nous prendre en otage dans une opération de communication ?

Concrètement, à ce stade, toutes les annonces du gouvernement, qu’il s’agisse des secteurs concernés ou du niveau des aides n’ont aucune traduction concrète dans des textes opposables. L’intendance ne suit plus. Les actions rapides de mars dernier n’ont plus cours. Nous sommes passés à une vision comptable de court terme qui laisse 2,7 millions d’entreprises livrées à elles-mêmes parce qu’elles ne figurent pas dans la « liste », ou que leurs dirigeants exercent sous forme de SAS ou SASU, ou qu’elles ne perdent pas assez de chiffre d’affaires, ou encore qu’elles ont eu l’audace de générer « trop » de bénéfices en 2019.

Le SDI a milité pour que nos entreprises puissent poursuivre librement l’exercice de leurs activités. Et nous avons été partiellement entendus. Mais tout cela ne suffit plus à ce jour, dans un contexte de dégradation de la situation sanitaire et d’anxiété parmi les clients professionnels comme particuliers. Le maintien de nos activités passe par des mesures simples et universelles fondées sur deux impératifs : un principe de zéro charges en l’absence d’activité ainsi qu’un rétablissement de l’accès au fonds de solidarité pour toutes les TPE sans exclusive dont le chiffre d’affaires accuse une baisse de moitié et plus.

Je vous inviterai prochainement à soutenir notre action en vous communiquant un modèle de courrier à adresser à vos député(e)s de circonscription. Je vous demanderai d’interpeller vos élus afin d’ancrer notre réalité dans leur conscience, par l’exemple, voire par le geste et la parole en les rencontrant directement, sur le terrain, dans le cadre de leurs permanences !

Je vous propose de rester en contact sur ce sujet pour connaître vos retours et que vous puissiez faire part de vos actions auprès de vos collègues.

N’oubliez pas : chacun d’entre nous peut faire avancer une action lorsqu’il est soutenu par les autres.

Marc Sanchez
Secrétaire Général

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